A peine les premiers flocons de neige sur les Hautes-Alpes et voilà que l’on aperçoit des plaques de neige... de culture sur pistes des stations.
Ca tombe bien ! un rapport Neige de culture : état des lieux et impacts environnementaux - Note socio-économique demandé en janvier 2008 par Nathalie Kosciusko-Morizet, alors Secrétaire d’État au Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), a été remis en juin à Jean Louis Borloo, ministre de l’écologie.
Résumé
L’enneigement artificiel représente en 2009 environ 5300 ha, soit un peu plus de 20% de la surface des pistes évaluée à environ 25000 ha pour l’ensemble des 330 stations françaises. Ces 5300 hectares sont enneigés artificiellement grâce à la transformation de 19 millions de m3 d’eau en 38 millions de m3 de neige, soit une épaisseur moyenne de neige produite de 70 centimètres pour l’ensemble des stations. Ce rapport fait l’état des lieux et de l’impact environnemental de cet enneigement artificiel (impact sur la ressource en eau, changement climatique, sécurité par rapport aux barrages d’altitude, impact sur les paysages et la biodiversité, consommation énergétique et production de gaz à effet de serre...). Il présente les enjeux économiques et sociaux de la production de neige de culture (développement du tourisme hivernal, notions de développement durable, équilibre des finances des communes de montagne, rôle du Conseil national de la montagne).
Un rapport à lire, très complet qui pose la problématique environnementale de cette culture et de l’absence réelle de réflexion de l’impact sur la montagne à moyen terme (gestion de l’eau, etc.). Et propose des pistes sur la diversités des activités dans le cadre du développement durable.


